Drame d'ESEKA: Alerte sur la volonté officielle de manipulation des chiffres réels des victimes et sur les enjeux liés aux procès et dédommagements à venir

Le drame survenu à ESEKA le 21 octobre 2016, a permis à l’opinion nationale et internationale de réaliser que le Renouveau et le RDPC gouvernent depuis plus de trente ans par la tricherie et le mensonge.

Jusqu’ici spécialiste des tricheries électorales, économiques et sociales sauvages et barbares, le pouvoir vient en effet de démontrer au peuple combien il est prêt à tout pour se maintenir. Le Gouvernement a osé démentir, en plein jour, ce fatidique 21 octobre 2016, sur les ondes du «tam-tam du président de la République» (dixit Charles NDONGO), la survenue du drame d’ESEKA.

Le MRC tient à alerter les Camerounais, et particulièrement les familles des victimes, sur la volonté du Gouvernement de dissimuler les véritables chiffres et statistiques relatifs à ce drame.

Les familles des personnes décédées, des disparus – qui jusqu’ici sont à dessein oubliés dans la statistique gouvernementale-, les blessés et les autres passagers doivent dès à présent savoir que la société CAMRAIL et ses avocats vont se prévaloir des chiffres officiels minorés comme base lors d’un éventuel procès et donc, pour d’éventuels dédommagements.

En conséquence, le MRC invite toutes les personnes directement concernées à rester particulièrement vigilantes face  aux manœuvres d’un Gouvernement- RDPC- dont la volonté de travestir les faits et les chiffres dans ce drame est avérée.

L’opinion nationale doit être solidaire du sort des victimes, de leurs ayants-droits et des familles de ce drame qui est en fait celui de la corruption politique, des petits arrangements entre amis. En effet, la survenue, la gestion, et l’orientation que semble prendre le Gouvernement quant au bilan de ce drame, dévoilent l’incompétence, l’inconséquence et le peu d’intérêt que le Gouvernement – RDPC attache à la vie des Camerounais et à la vérité. Le pouvoir s’enferme dans son mensonge et ne veut pas que la vérité des chiffres vienne étaler  encore un peu plus son échec à gouverner. Comment par exemple comprendre que le porte parole du Gouvernement jure devant les médias qu’il n’y a eu aucun disparu dans ce drame alors que depuis  sa survenue, des familles sont à la recherche désespérée de parents et amis. Les Camerounais doivent soutenir les familles dans la lutte pour la véracité des chiffres derrière lesquels se joue déjà la guerre des dédommagements.

Le Service Communication MRC